Il ne faut pas rire de Madame Devos


Merci, chère Madame Pauline de Vos Bolay, présidente du conseil d’administration de l’Hôpital neuchâtelois, de vous être si sincèrement « confiée » aux lecteurs de L’Impartial ce samedi de janvier 2015.

 

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Votre compassion à l’égard des 82,58 % de citoyens de La Chaux-de-Fonds, troisième ville de Suisse romande, leur fait chaud cœur en ce jour de neige, eux à qui manquaient tant d’informations quand ils soutenu les options stratégiques voulues par le gouvernement le 24 novembre 2013. C’est vrai que ce jour-là vous n’étiez pas en « fonction » et ce serait fort arrogant de votre part de faire des commentaires plus acerbes sur les politiciens qui n’y connaissent rien. Surtout vous qui, lors de votre démission de la direction des hôpitaux fribourgeois début 2013, vous montriez déjà, selon Le Temps du 29 mai 2013  « agacée par le fait que les partis politiques se mêlent de planification hospitalière« .

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Ces pauvres brebis égarées de La Chaux-de-Fonds étaient ce 24 novembre 2013 près de 50% à voter, ce qui était tout bonnement exceptionnel de la part d’un troupeau populaire. Vous avez raison de croire à leur sens du devoir civique et du sacrifice. D’autant que votre comparaison entre La Chaux-de-Fonds et Châtel-Saint-Denis est assez pertinente. Ces longs noms de 19 et 16 lettres conviennent bien à de petites bourgades éloignées des centres et dans très peu d’années, le futur RER mènera les métayers du Haut sans problèmes d’ « accessibilité » au futur centre de soins uniques de Neuchâtel.

Notre région des Montagnes, vous le dites avec pertinence, a besoin d’un hôpital pour les éclopés et les vieux et nul doute qu’avec le futur centre cantonal d’incinération des ordures et le possible crématoire cantonal, des synergies – apparemment mortifères mais porteuses d’espoir –  sont envisageables.

Nous sommes rassurés de savoir qu’aujourd’hui « l’hôpital en tant que lieu de soins n’est pas en crise ». La confiance règne en maîtresse parmi le personnel, les patients sont accueillis avec célérité en cas d’urgence, notamment à Pourtalès, encore même mieux qu’à Saint-Imier.

Et comme les mandarins et les mandarines mûrissent mieux au bord du lac, l’application de votre idées de rationalisation technocratique portera ses fruits, certes dans la douleur pour nous, « légitime« , nous vous remercions d’en convenir.

Mais c’est pour notre santé et même notre salut et votre rassurant sourire nous aidera à « résorber au fil du temps » nos petites sautes d’humeur régionaliste. Et comme c’est un vieux de 59 ans qui écrit dans ce blog, ses propos ringards d’un autre âge, feront rire les jeunes :  » A Caen les vacances » pour lui ?, s’esclafferont-ils ! Et on pourrait leur répondre :  » Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où ?  »

 

Annexe(dans le genre comique de l’absurde) :  Raymond Devos,  Caen

J’avais dit, « pendant les vacances, je ne fais rien!… rien!… je ne veux rien faire ».

Je ne savais pas où aller.

Comme j’avais entendu dire: « A quand les vacances?… A quand les vacances?… » Je me dis: « Bon!… je vais aller à Caen… Et puis à Caen!… ça tombait bien, je n’avais rien à y faire. » Je boucle la valise… je vais pour prendre le car… je demande à l’employé:

– Pour Caen, quelle heure?

– Pour où?

– Pour Caen!

– Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où?

-Comment? Vous ne savez pas où est Caen?

– Si vous ne me le dites pas!

– Mais je vous ai dit Caen!

– Oui!… mais vous ne m’avez pas dit où!

– Monsieur… je vous demande une petite minute d’attention! Je voudrais que vous me donniez l’heure des départs des cars qui partent pour Caen!

– !!…

– Enfin!… Caen!… dans le Calvados!…

– C’est vague!

– … En Normandie!…

– !!…

– Ma parole! Vous débarquez!

– Ah!… là où a eu lieu le débarquement!… En Normandie. A Caen…

– Là!

– Prenez le car.

– Il part quand?

– Il part au quart.

– !!… Mais (regardant sa montre)… le quart est passé!

– Ah! Si le car est passé, vous l’avez raté.

– !!… Alors… et le prochain?

– Il part à Sète.

– Mais il va à Caen?

– Non il va à Sète.

– !!… Mais, moi, je ne veux pas aller à Sète… Je veux aller à Caen!

– D’abord, qu’est-ce que vous allez faire à Caen?

– Rien!… Rien!… Je n’ai rien à y faire!

– Alors si vous n’avez rien à faire à Caen, allez à Sète.

– !!… Qu’est-ce que vous voulez que j’aille faire à Sète?

– Prendre le car!

– Pour où?

– Pour Caen.

– Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où!…

– Comment!… Vous ne savez pas où est Caen?

– Mais si je sais où est Caen!… ça fait une demi-heure que je vous dis que c’est dans le Calvados!… Que c’est là où je veux passer mes vacances, parce que je n’ai rien à y faire!

– Ne criez pas!… Ne criez pas!… On va s’occuper de vous.

Il a téléphoné au Dépôt.

Mon vieux!… (regardant sa montre) :

A vingt-deux, le car était là.

Les flics m’ont embarqué à sept…

Et je suis arrivé au quart.

Où j’ai passé la nuit!

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