H18 : un oui aux solidarités


Le très net oui au contournement routier de La Chaux-de-Fonds est un oui solidaire du corps électoral neuchâtelois. Solidarités entre les régions, solidarités avec la réalité et le sens de la mesure. Solidarités avec les élus fédéraux, cantonaux et communaux qui s’engagent depuis vingt ans pour le projet.

Pas une seule commune n’a refusé le crédit, signe encourageant d’une solidarité entre les régions, encore secouées par le vote négatif sur le Transrun en 2012, le débat hospitalier et le refus de l’Hôtel judiciaire en 2019. L’attractivité et la prospérité des Montagnes rendent nécessairement le canton plus attractif et plus prospère !

La campagne fut délicate face à des référendaires qui ont échoué, à vouloir trop systématiquement abuser de contrevérités, manquer de réalisme et utiliser des formules ou images excessives.

La vérité s’est imposée contre ceux qui pensaient notamment que La Chaux-de-Fonds n’était pas une ville de transit et que la H18 commençait et se terminait au centre-ville.

Le réalisme a fait le poids devant l’enfumage qui a fait croire à certains que les 73 millions auraient pu être affectés à la Ville de La Chaux-de-Fonds pour sa mobilité douce.

Le sens de la mesure a été payant face à des excès langagiers et visuels. Beaucoup de crédibilité fut galvaudée en parlant de la H18 comme d’une route écocidaire. Le logo de la page Facebook avec l’abeille chaux-de-fonnière barrée, donc rayée de la carte, fut une erreur de communication symptomatique d’une campagne somme toute bien peu inspirée par la Green Peace.

Imaginez que des dinosaures trotskistes, des anarchistes militants de la décroissance radicale furent acoquinés avec un ex-ministre PLR imbibé de rancœurs contre ses anciens alliés politiques et un riverain millionnaire qui aurait voulu un tunnel plus long ! Et vous comprendrez pourquoi la solidarité cantonale citoyenne et politique a déjoué ces alliances des carpes et des lapins. Et pourquoi aussi les grandes perdantes des référendaires furent les femmes, presque inaudibles dans une campagne marquée par une forte emprise masculine. Dommage notamment pour la jeune députée verte Cloé Dutoit, dont les positions anti H18 furent plus pacifiques et moins exagérées.

Dans ce sens aussi la situation la plus inconfortable est celle de la Conseillère aux États des Verts Céline Vara qui a failli à sa fonction. Elle s’est cloîtrée dans un silence monacal, sans aucun engagement pendant une campagne qui a légitimé l’action politique de ses prédécesseurs depuis vingt ans. Contrairement à Fabien Fivaz qui a défendu des mesures compensatoires en ville de La Chaux-de-Fonds en cas d’acceptation de la H18.

Elle a servi sur un plateau, sinon un ostensoir, des arguments supplémentaires à ceux qui dans deux ans voudront combattre le siège des Verts au Conseil des États. La gauche ne vit pas toujours dans un œcuménisme béat !

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