Le film du troll a instrumentalisé des institutions culturelles chaux-de-fonnière


Le film du troll commandité par la Ville de La Chaux-de-Fonds à l’agence veveysanne Créatives a utilisé l’image et le nom d’importants acteurs culturels de la ville sans les avertir. Ils ont été ainsi instrumentalisés.

Dans un précédent article paru le dimanche 12 janvier, je voulais juger sur pièces la communication que la Ville avait prévue après son faux hackage sur les réseaux sociaux. J’écrivais qu’il fallait « se méfier des feux d’artifice beaux à voir qui retombent sur la maison d’où ils ont été lancés et finissent par l’enflammer.« 

J’ai donc été particulièrement intéressé par le film sorti lundi 13 janvier sur la page Facebook de la Métropole horlogère pour vanter notre ville et inciter ses habitants et la Romandie à l’aimer davantage. Conçu par l’agence veveysanne Créatives, il raconte en douze minutes l’aventure de deux enquêteurs engagés à attraper le troll. Celui-ci se trouve être la jeune femme employée à traquer les trolls au service de la communication. Elle s’appelle Corinna et s’exprime avec un léger accent lémanique.

Au cours de leur enquête, les détectives se rendent dans un local souterrain où jouent de jeunes gens encapuchés. Scène apparemment « sponsorisée » par le Festival Ludesco.

Plus tard, les enquêteurs interpellent un jeune homme portant le T-shirt de la Plage des Six-Pompes.

Le spectateur boomer que je suis finit par se demander si Quartier général, le Ludesco et la Plage sont associés à l’opération de communication.

Que nenni ! Ls directrice du centre d’art contemporain Quartier général, Corinna Weiss, n’est pour rien dans l’usurpation « sympathique » de son prénom. De même les festivals Ludesco et la Plage n’ont rien affaire avec ce film.

Leur « sponsorisation » des scènes du film est du bluff. Passe encore. Le plus navrant sur le plan éthique est que ni Corinna Weiss, ni les deux festivals n’ont été informés à l’avance que le film les utiliserait de manière « comique » et décalée.

C’est ce que j’appelle une instrumentalisation infantile d’institutions culturelles subventionnées. La Ville n’a pas tous les droits sur celles et ceux qui portent haut ses couleurs, tout redevables qu’elles et ils lui soient !

 

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