Mille tableaux

Blog de Daniel Musy

Le bon quarté pour les Montagnes au Conseil national


Jacques-André Maire, Fabien Fivaz, Nicolas Ruedin, Andreas Jurt. Ce serait le quarté idéal au Conseil national pour les Montagnes et pour le canton qui a besoin d’une représentation plus forte à Berne.

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Mon souhait principal est l’élimination de l’UDC qui paraît de plus en plus possible au fur et à mesure que Raymond Clottu s’enfonce dans les manœuvres et le grotesque. J’ai ici récemment souligné l’absence d’humanité de certains jeunes membres de ce parti dont la crédibilité cantonale est minée depuis le départ d’Yvan Perrin. Un parti qui a l’art de creuser ses tombes dans notre région.

L’hypothèse que la gauche gagne trois sièges est improbable; sans Raphaël Grandjean, les Verts libéraux ont peu d’espoir. Il ne reste qu’à spéculer sur le maintien des deux sièges du PLR. Le duo Monnard-Perrinjaquet a terminé la législature dans un pathétique effilochage et on peut souhaiter l’apparition de deux nouvelles fortes personnalités au centre droit. Je ne connais pas Nicolas Ruedin mais son ancrage dans le monde professionnel, l’ouverture d’esprit qui me semble l’animer et son ambition de franchir un nouveau cap militent en sa faveur.

Depuis quelques années je côtoie un vrai battant, Andreas Jurt, le banquier qui organise des cours de philosophie pour ses cadres, l’ancien hockeyeur qui va droit au but dans l’efficacité. Ce Chaux-de-Fonnier venu de Suisse alémanique défend sa région et est infiniment préférable à Philippe Bauer d’Auvernier dont le principal lien avec nos Montagnes est d’avoir contribué à couler sans vergogne le RER en septembre 2012. Son profil droitier est patent sur Smartvote où Andreas Jurt se démarque comme plus centriste. Bauer est même classé comme le 5e politicien suisse romand le plus à droite, PLR et UDC confondus !

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Jacques-André Maire a un bilan remarquable depuis six ans à Berne car il maîtrise parfaitement les dossiers pointus dont il est spécialiste, notamment l’éducation et la recherche. C’est un camarade droit, modéré, courtois et empathique, profondément peu nombrilique. Sans faille avec Didier Berberat, il défend les intérêts du canton et des Montagnes. Impossible ne pas encore une fois lui faire entièrement confiance.

Reste le siège de Francine John qui devrait se maintenir dans l’autre gauche. Le choix est compliqué car chacun des quatre favoris est éligible, avec ses compétences propres : Nicole Baur, Denis de la Reussille, Patrick Herrmann et Fabien Fivaz.

La première bénéficiera sans conteste de sa qualité de femme, cheffe de l’office neuchâtelois de la politique familiale et de l’égalité. Je ne la connais pas – elle est très peu visible dans le Haut – mais je ne me suis pas forgé une bonne impression de sa prestation à la Radio romande le 17 septembre. Quand elle a été présentée comme « conseillère communale de la Ville de Neuchâtel », elle n’a pas rectifié. Elle parle à la vitesse d’une mitraillette et ne manque pas de souvent se référer à elle à la première personne. C’est légitime est de bon aloi pour se vendre mais agaçant peut-être pour les électeurs d’ici qui préfèrent la modestie à la neuchâteloise.

Denis de la Reussille décide donc de tenter une seconde fois le grand saut, auréolé de sa gestion locloise et de sa position politique clairement marquée à gauche. Ne pâtira-t-il pas de son refus obstiné de considérer les réseaux sociaux comme nécessaires à la communication d’un politicien d’aujourd’hui ? Son élection ne serait-elle pas pour lui une forme de sacrifice dans sa vie personnelle ? N’importe, sa voix serait nécessaire à Berne, même isolée.

J’aime trop Patrick Herrmann pour ne pas lui souhaiter la consécration suprême donc il serait digne. Quasiment bilingue, bien à gauche mais avec l’art d’arrondir les angles, doué d’une autorité altruiste, il représenterait dignement notre canton par ses nombreux réseaux dans le domaine de la formation. Il mériterait de sortir au moins deuxième de la liste liste verte, avec un très bon score qui lui permettrait, le cas échéant, de se tourner vers sa ville pour la fin de sa carrière.

Et Fabien Fivaz ? Il a tout pour être l’élu idéal de l’autre gauche et de nos Montagnes : dans la force de l’âge, du travail approfondi sur les dossiers, de l’expérience parlementaire (jamais je ne le verrais dans un exécutif), une importante et intelligente présence sur les réseaux sociaux. Il mérite l’élection, lui qui, avec un retrait anticipé de Francine John, serait maintenant conseiller national sortant. Mais on ne refait pas l’histoire…

 

 

 

 

3 commentaires sur “Le bon quarté pour les Montagnes au Conseil national

  1. Anonyme
    21 septembre 2015

    Blog Daniel Musy : « le bon quarté au Conseil National »

    Cher Daniel,

    Je te remercie de ton article et du courage civique dont tu as fait preuve. Tu n’as jamais caché ton attachement au socialisme et aux valeurs de la gauche. Combien de fois, nous nous sommes « taquinés » par rapport à nos différences ! Tu m’as fait découvrir « Spinoza » qui, avec sa rigueur d’analyse, cherchait constamment à découvrir les vraies valeurs de l’homme. Le 18 octobre 2015, est-ce que je serai sur le podium « du quarté » afin de défendre le Canton de Neuchâtel dans son ensemble et non seulement avec un œil régionaliste ? Par contre, je suis convaincu que nous avons davantage besoin de personnes engagées qui connaissent le monde de l’économie et qui disposent d’une dimension internationale afin de dessiner des lois qui ont du sens pour l’ensemble de la population. Persuadé que les trois personnes choisies devront aller à Berne avec un esprit de « tir groupé » et agir comme »le bras prolongé » du Conseil d’état. Pourquoi trois ? La réélection du « noble et agréable » Jacques-André Maire est pour moi non seulement une évidence mais une nécessité, comme celles de Didier Berberat et de Raphaël Comte. Ils ont tissé des liens et su créer des réseaux. Notre Canton a besoin de capitaliser sur des contacts existants afin de « planter des clous » pour Neuchâtel et la Suisse. Je suis un homme de réseaux et de contacts avec la sensibilité latine, tout en comprenant le langage et la culture de Berne et de Zurich.

    Cordialement

    Dr. Andreas Jurt

    http://ch.fdp.ch/fr/.

  2. Théo
    21 septembre 2015

    évidemment, que je ne serai pas d’accord avec ta conclusion, même si je partage en grande partie tes vues! Je pense qu’un Denis de la Reusille serait quelqu’un qui serait écouté, pour faire entendre un autre point de vue politique, sur notre folie capitaliste et consumériste qui met de côté un nombre croissant de personnes… Mais aussi pour défendre notre canton et nos Montagnes! Ton quarté est aussi bien peu féminin… à toi de voir comment corriger ce problème! 🙂

  3. Daniel Musy
    22 septembre 2015

    Merci de vos commentaires. Le moins que l’on puisse dire , c’est que mon article (environ lu 300 fois) a fait réagir sur mon profil Facebook (où des gens n’ont dû lire que le titre et les deux premières lignes), notamment des éluEs, candidatEs et électrices-Teurs de gauche. D’abord ce quarté n’est pas MON quarté que je voterai mais un quarté idéal possible en fonction des rapport de force politiques. Il est ainsi impossible de N. Baur et D. de la Reussille soient éluEs en même temps, impossible qu’il y ait trois PLR, presque impossible qu’il y ait un PLR-un Vert libéral ou deux socialistes sans un vert ou un popiste. Il est quasi impossible que J.-A. Maire ne soit pas réélu et que le PLR perde ses deux sièges. Les choix possibles du quarté se réduisent singulièrement et on a beau jeu de me reprocher l’absence de femmes. La seule qui ait une grande chance est Nicole Baur. Je ne vois pas Mme Lanthemann percer ni Florence Nater battre J.-A. Maire. Que Mme Baur me paraisse moins adéquate que Fabien Fivaz un point de vue qui ne privilégie pas l’appartenance « femme ». Par contre, j’ai la conviction que ce serait une bonne chose de ne plus voir l’UDC et de ne pas voir Bauer. C’est ainsi qu’un quarté Bauer-Courvoisier-Maire-Baur est AUSSI possible mais pas souhaitable pour moi. Ce quarté serait toujours moins pire que le quinté actuel (J.-A Maire excepté), absolument invisible et fade. A noter qu’aucun des intervenants « Facebook » n’est allé plus loin que quelques commentaires généraux souvent d’ailleurs bien remontés : personne n’a proposé son PROPRE quarté possible. Bref, merci encore de votre lecture et rendez-vous le 18 octobre au soir pour un prochain article.

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Cette entrée a été publiée le 19 septembre 2015 par dans Politique, et est taguée .
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