Des trolleybus exquis pour notre cité


Les nouveaux trolleybus Exqui.City, de la marque belge Van Hool, qui circulent sur le réseau genevois depuis six mois seraient être une intéressante solution pour notre ville. Les usagers chaux-de-fonniers pourraient en faire l’essai sur nos lignes existantes, par exemple un mois sur la ligne Recorne-Arêtes.

 

 

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Mercredi, j’ai passé seul ma journée à Genève pour essayer ces trolleybus et me faire expliquer leur fonctionnement. Il ne restait, en soirée, plus beaucoup d’arguments au directeur de TransN pour convaincre les 15 élus présents à la séance d’information, organisée par le Conseil communal, qu’il fallait abandonner les trolleys à La Chaux-de-Fonds. C’est pourquoi le Conseil a sagement décidé de retirer son rapport du lundi 30 juin. Une commission législative sera constituée pour approfondir la question et surtout ne prendre pour argent comptant toutes les explications des spécialistes de Transitec de la HEG de Bienne et de TransN. Nous saluons leur travail mais nous voulons confronter les points de vue, les expertises et les expériences. L’immense faiblesse du rapport commandé par le Conseil communal est qu’il ne prend aucun exemple d’autres villes suisses et mondiales. En Suisse, presque toutes les villes (sauf Bâle et Lugano, qui, comme la nôtre avaient d’anciens directeurs trolleyphobes) reviennent au trolley ou le développent. La ville de Montréal va introduire des lignes de trolleys dès 2017. Les abandonner est un acte irréversible, contraire à l’élémentaire principe de précaution qui doit nous guider : qui sait combien coûtera le pétrole dans dix ans ?

La grande idée reçue sur les trolleybus, qui fut la mienne jusqu’à début juin, est qu’ils sont dépendants des lignes de tension électriques pour circuler. Le représentant de Transitec a même déclaré mercredi soir qu’en « cas de manifestation, il n’y pas de déviation possible pour les trolleybus« . De même, on nous explique qu’une place de la gare « sans fils et mats »  est rendue impossible d’accès aux trolleybus.

C’est tout bonnement faux puisque les Exqui.city, par exemple, peuvent dépercher et percher en 15 secondes et ont une autonomie de 12 km avec batterie. Dans la cas de notre place de la gare, comme ce sera le cas à Saint-Gall, les véhicules dépercheraient à l’arrêt situé avant la gare, passeraient en mode batterie et remettraient les perches à l’arrêt suivant, grâce à la présence de guides-perches.

 

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La vidéo ci-dessus, détaille le processus :

 

 

A Saint-Gall, la nouvelle place de la gare sans lignes, accueillera quatre lignes de trolleybus (trois chez nous). Cette ville située à 800 mètres d’altitude souhaite étudier, en partenariat avec l’entreprise de transport, la possibilité de post-équiper les 50 trolleybus Hess d’un système de batterie et d’un système d’emperchage automatique. Ce système permettrait d’éviter plusieurs ripages et/ou construction de lignes aériennes en fonction de l’avancée des diverses phases de chantier. Le remplacement du système de propulsion de secours des trolleybus (groupe de secours) thermique par un système électrique avec emperchage et déperchage automatique, reviendrait en effet moins cher que les travaux sur les lignes aériennes. A Saint-Gall, le test a démarré avec un véhicule prototype. Si le système est concluant, il sera généralisé à l’ensemble de la flotte des trolleybus.

 

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Or, les trolleybus Exqui.City sont équipés ainsi ! Et ils sont d’un confort et d’un silence remarquables. D’ailleurs, les TPG y ont introduit des petits panneaux destinés à en vanter les qualités.

 

 

Engageons donc une démarche participative où les citoyens de notre ville pourraient donner leur point de vue sur le sujet. Et, surtout, exerçons nos prérogatives et notre vigilance critique à l’égard des discours des experts.

 

Concluons par le dernier paragraphe de l’article paru tout récemment dans la revue interne des TPG et qui fait le point sur les trolleybus Exqui.City après six mois de mise en service. Et invitons chez nous les gens de Genève, Fribourg et Saint-Gall pour nous parler de leur trolleyphilie.

 

Numériser

 

Ultime précision donnée par Luigi Stähli : la raison de l’abandon du trolleybus à Lugano est que le réseau avait été bâti avec une tension différente de tous les autres (1000V au lieu de 700V partout ailleurs y compris à La Chaux-de-Fonds !), ce qui empêchait les commandes groupées avec  d’autres villes et renchérissait le coût des véhicules. À Bâle, l’abandon s’explique par le fait que le trolleybus a été mis en balance avec le bus à gaz, une technologie aujourd’hui plutôt en voie d’abandon. Et l’article de Luigi Stähli et Vincent Kaufmann paru le 22 décembre 2011

 

tribune libre de Luigi Stähli

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