La cassata de Sant’Agata au bar Fiorentino


Sant’Agata est la petite ville la plus élevée de la péninsule sorrentine. Elle doit son nom à Sainte Agathe, patronne de Catane et martyrisée au IIIe siècle. Les seins qu’on lui enleva se retrouvent dans une des pâtisseries les plus érotiques du sud de l’Italie, la cassata : belle manière de se jouer de la mort et de traverser les significations symboliques.

Selon Wikipédia, « née au IIIe siècle à Catane en Sicile dans une famille noble, Agathe était d’une très grande beauté et honorait Dieu avec ferveur et lui avait ainsi consacré sa virginité. Quintien, proconsul de Sicile mais homme de basse extraction, souhaitait par-dessus tout l’épouser, pensant qu’il pourrait ainsi gagner en respect mais aussi jouir de la beauté et de la fortune d’une telle épouse.

Agathe ayant refusé ses avances, Quintien l’envoya dans un lupanar tenu par une certaine Aphrodisie qu’il chargea de lui faire accepter ce mariage et de renoncer à son Dieu. La tenancière ayant échoué, Quintien fit jeter Agathe en prison et la fit torturer. Parmi les tortures qu’elle endura, on lui arracha les seins à l’aide de tenailles mais l’apôtre Pierre lui apparut en prison et la guérit de ses blessures. D’autres tortures finirent par lui faire perdre la vie et son décès fut accompagné d’un tremblement de terre qui ébranla toute la ville.

Un an après sa mort, l’Etna entra en éruption, déversant un flot de lave en direction de Catane. Selon la légende, les habitants s’emparèrent du voile qui recouvrait la sépulture d’Agathe et le placèrent devant le feu qui s’arrêta aussitôt, épargnant ainsi la ville.

Depuis, on invoque son nom pour se protéger des tremblements de terre, des éruptions volcaniques ou des incendies. »

A Sant’Agata le bar Fiorentino propose la cassata qu’on prendra volontiers avec un café serré.

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La base de la cassata est une gênoise appelée au Italie pan di Spagna. Par desssus une crême à la ricotta et pâte d’amande inscrutée de fruits confits et de paillettes de chocolat. Une couche de cédrat confit et une autre de sucre glace complète le saint dessert.

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Le suprême plaisir consiste à garder la cerise pour la fin. Instinct maternel ressurgissant, sadisme gourmand, manifestation de l’amour des couleurs italiennes, c’est assurémen ici la cerise sur le gâteau. La cassata est bien une pâtisserie à la grande épaisseur sémiotique …

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